Archive de la catégorie ‘CRITIQUES DE MANGAS’

Best 13 of Gogol – Le choix de l’auteur (Saito-Takao & Saito Production)

Dimanche 2 mars 2008

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Publié il y a 40 ans dans le célèbre magazine Big Comic Spirits (de Shogakukan), Gogol 13 (lisez thirteen) est depuis lors l’un des mangas les plus connus au Japon. Ce personnage emblématique incarné par Duke Togo est un assassin froid, taciturne et sans pitié !  Redouté de tous, ce tueur à gage exécute ses contrats de manière net, précise et efficace. Moyennant une grosse somme d’argent, tout le monde peut s’attacher les services de ce James Bond japonais pour qui rien n’est impossible! En avril 2006, Glénat avait déjà sorti un premier recueil de 13 histoires choisies par les lecteurs. Cette fois-ci,  Glénat remet le couvert avec 13 histoires choisies par l’auteur. Dans ce nouveau recueil de plus de 1000 pages, on se réjouit de retrouver Gogol parcourir le monde, affronter les pires malfrats et remplir ses contrats avec brio. Un Seinen cultisme !

Les missions présentent dans ce volume :

1/Diamant contre diamant – 2/Dormir en cage – 3/25.000 ans de désert – 4/La poupée russe – 5/Tout pour le peuple – 6/Route 95 – 7/La cantique de Mark – 8/Duel au soleil couchant – 9/Nuit infinie – 10/Jet Stream – 11/Le vieil arrêt de la diligence – 12/Une offrande à dieu – 13/The best bank 

Editeur: Glénat (www.glenatmanga.com) / Prix: 20,00€ / 150 mm x 210 mm/ 1184 pages N&Blc / Sortie: disponible en librairie

© Couverture: Glénat

Color (Eiki Eiki – Taishi Zaou)

Dimanche 2 mars 2008

288big.jpg Lors d’une exposition organisée par son ami Tomo, Takashiro tombe sur une toile représentant les mêmes couleurs que lui. Jouxtant sa toile, ce tableau interpelle au plus haut point Takashiro. Quelqu’un serait capable de réaliser les mêmes couleurs que lui, ces couleurs qui viennent du cœur ! Intriguée, il se met en quête de cette jeune fille prénommée Sakae Fuyimoro. Fruit du hasard ou signe du destin, il se retrouve dans le même groupe au lycée Ryokuyo. Alors qu’il s’attendait à rencontrer une fille, il se rend compte que l’auteur de la toile, est en fait, un jeune homme au joli minois ! Sakae Fuyimoro qui possède des couleurs semblables au sienne… 

Color traite de la rencontre inattendue entre deux artistes, Takashiro et Sakae. Deux personnes timides qui transgresse cette timidité à travers leur toile et leur pinceau. Associant chaque couleur à une émotion, un sentiment,  ils se mettent littéralement à nu dans leur réalisation. Alors quand une personne comprend et ressent les mêmes couleurs que lui, Takashiro se sent transi, empli d’un sentiment étrange : celui d’être compris, d’exister à travers cette compréhension. Ce sentiment si profond le guide jusqu’à sa rencontre avec Sakae. Personnage sérieux et rationnel, Sakae représente l’alter ego parfait de Takashiro, qui est souvent dans la lune et reste imprévisible. L’alchimie naissante entre ces deux êtres va petit à petit se muer en un amour profond et réciproque. Hésitant et terrorisé à l’idée d’éprouver un sentiment si fort et presque interdit, ils basculent tous les deux dans les Abysses de l’amour par une tornade de couleurs et d’émotions. Exposé avec douceur et tendresse par les auteurs, Color propose une réflexion intéressante sur l’amour entre deux artistes, bravant les interdits et décidés à exposer leur vrai couleur au monde entier.

Editeur: Asuka (www.asuka.fr) / Prix: 7,95€ / 127 mm x 182 mm/ 192 pages N&Blc / Sortie: disponible en librairie

Couverture: © 1999 EIKI EIKI & TAISHI ZAOU. All rights reserved.

Le Fleuve Shinano T.1 (Kazuo Kamimura – Hideo Okazaki)

Samedi 1 mars 2008

280big.jpgEn décembre 1918, de l’an Taishô, naît Yukié Takano dans la région de Tôkamachi-na-kaùo. Cette région situé sur le bassin de la shinano occupe une position délicate de part sa proximité au fleuve. Soumis aux caprices du fleuve, elle est victime d’innombrables crues, rendant ses paysans pauvres et les obligeant à adopter un mode de vie douloureux et éprouvant. De sorte que la naissance d’un nouveau-né les obligent à s’en séparer immédiatement sous peine de mettre en périble leur situation déjà si précaire. Cette triste réalité rend donc encore plus marquant la naissance de Yukié. Issue d’un milieu aisé, celle-ci va  marquer à jamais la vie du jeune Tatsukichi. Triste à l’idée de devoir quitter un viel ami, Tatsukichi entre en service chez le maître Takano. C’est dans cette maison qu’il fait la rencontre de sa fille, Yukié, rencontre qui restera gravé à jamais dans le coeur de Tatsukichi. Hatissant  railleries et  jalousies, il va progressivement tisser des liens d’amitiés avec la jeune fille. Jusqu’au jour où ceux-ci vont se transformer en amour… Après l’excellent LadySnowblood (paru en 2 volumes chez Kana), Asuka nous offre un nouveau manga de Koike Kamimura. Cette fois-ci, accompagné d’Hidéo Okazaki.

Attendu avec impatience par de nofleuve1.jpgmbreux fans, on retrouve avec délectation les sublimes (et le mot est faible) dessins de Kamimura. Son sens du réalisme, du découpage et de la disposition graphique font  office de véritables modèles du genre. Alternant avec intelligence, plan large et plan rapproché, il maintient le lecteur en haleine et l’immerge totalement dans le récit. Plongé dans les paysages enneigés de Tokamachi-na-kauo, on s’évade totalement. Et que dire de ces personnages? Somptueux, lyrique, émotionnelle, intime et terriblement réaliste. Par ces traits, on se met dans la peau du personnage. On se surprend à ressentir et éprouver leur peine et joie.  Cette caractéristique est d’autant plus importante quand on parle d’amour. L’émotion est donc très bien rendue et nous submerge de part en part du récit. Après nous avoir attelé à tirer l’éloge de ce dessinateur de talent, tournons nous vers le scénario. Si l’immersion s’est révèle bien présente au niveau graphique, elle l’est moins au niveau de la trame narrative du « Fleuve de Shinano ». Cette histoire d’amour, sur fond de tendresse et de lyrisme, se révèle classique et beaucoup trop prévisible. Même si on est pris par les personnages, par la douleur et les émotions qu’ils véhiculent, on aurait voulu plus de profondeur et de consistance par rapport aux actes qu’ils accomplissent par la suite. De la surprise, des rebondissements et des révélations auraient été les bienvenus pour secouer cette histoire somme toute linéaire et sans véritable saveur. Le thème de l’amour, maintes fois utilisées, aurait pu être montré sous un autre jour, par les dessins chargés d’émotions de Kamimura. Hors, par la faiblesse du scénario, on ne profite pas assez de cette alchimie possible entre ces deux auteurs.

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Mais soyons honnêtes, ce manga reste à conseiller si ce n’est que pour les moments de lyrisme et de poésie que nous délivre Hidéo Okazaki et les splendides dessins que nous gratifient Kamimura qui semble littéralement sortir des estampes japonaises d’Utamaro, Hokusai ou Hiroshige. Un pur régal pour les yeux. L’homme aux 400 pages par mois n’en a pas fini de nous régaler et de nous faire rêver à travers ses paysages pittoresques et ses portraits sublimes. A réserver donc aux amoureux de ce virtuose du dessin qu’est Kamimura et aux autres qui veulent découvrir l’amour à travers les yeux de cette jeune fille sensuelle, amorale et sans pitié… 

Editeur: Asuka (www.asuka.fr) / Prix: 9,95€ / 150 mm x 210 mm/ 224 pages N&Blc / Sortie: disponible en librairie

© Couverture: Asuka

Crimson Cross – Jusqu’à ce que la mort nous sépare

Vendredi 29 février 2008

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Rosine, jeune vierge, découvre, abandonné dans la forêt, le corps d’un homme inerte. Affaiblit et gravement blessé, celui-ci est transporté dans son chalet pour lui prodiguer les premiers soins. A peine arrivé, ces blessures étaient déjà guéries. Rosine se rend alors compte que ce rescapé n’est pas un être comme les autres. En effet, il s’agit de Karl Van Helssing, un vampire ! Rongé par la haine et la vengeance, il poursuit Elliot, un puissant et terrible vampire ! Condamné à le poursuivre et à le combattre jusqu’à l’éternité, Van Helssing devra faire preuve de beaucoup de courage et de force pour l’affronter. Au plus grand plaisir d’Elliot qui s’ennuyait tellement dans les ténèbres de l’éternité. Un peu d’action est donc le bienvenue pour l’un des plus vieux vampires de tout les temps ! Un seinen ténébreux et angoissant ! Dans ce nouveau one-shot de Kyoko Negishi et Sakae Naeda, on découvre le monde terrifiant des vampires dans une atmosphère funèbre et sombre. Seulement, cette découverte se fait de manière difficile et hasardeuse. L’histoire divisé en 3 chapitres (Rosine, Flora, Maria) se révèle peu claire et confuse au grand dam des lecteurs. Pourtant, l’idée «  Que l’éternité peut paraître longue pour des êtres immortels » maintes fois reprises (comme dans Death Note, avec le Shinigami) reste toujours intéressante mais n’est pas subtilement utilisée, donnant au récit aucune consistance et force. Le sentiment de vengeance de Van Helssing ne se sent pas assez de même que la joie qu’Elliot devrait avoir. Le découpage est, lui aussi, hésitant. On se perd à essayer de suivre le récit par cette étonnante et décevante disposition graphique « vampiresque ».

Editeur: Asuka (www.asuka.fr) / Prix: 7,95€ / 127 mm x 182 mm/ 224 pages N&Blc / Sortie: disponible en librairie

Couverture: © 2006 KYOKO NEGISHI / SAKAE MAEDA All rights reserved

He is my master T.1 (Asu Tsubaki)

Jeudi 28 février 2008

282.jpgOrphelin de ses parents morts dans un accident de voiture, Yoshitaka Nakabayashi hérite d’une immense fortune et se retrouve propriétaire d’un domaine grandiose. Ce garçon de 14 ans, pourri gâté, égoïste et puéril se retrouve alors tout seul dans cette immense villa qu’il faut entretenir. Incapable de se servir tout seul de ses deux mains, il poste donc une annonce pour trouver des domestiques C’est alors, que Mitsuki et Izumi, à la recherche d’un emploi, tombe sur l’offre de Yoshitaka. Il décide de se rendre chez lui pour se présenter et proposer leur service. Accompagné d’un crocodile féroce et déjanté, ils font la connaissance de Yoshitaka. Celui-ci tombe tout de suite sous le charme de ces deux jeunes filles et les engage. Obsédé par les tenues des maids, il n’hésite pas à leur donner ces uniformes supersexy et coquins. Affublé de ceux-ci, ce petit pervers peut alors se régaler et être leur maître. Tel est le speech de ce nouveau manga coquin que sort Asuka. Ecrit et dessiné par Asu Tsubaki, « He is my master » présente de manière humoristique l’obsession d’un jeune garçon pour les jolies jeunes filles et les uniformes. Tout en tendresse et sur fond coquin, on découvre les péripéties de ce jeune garçon devenu riche du jour au lendemain. A 14 ans, les passions et loisirs des jeunes étudiants sont souvent simples: les copains, les jeux videos, le sport et autres… Mais pour Yoshitaka, ce sont les uniformes de maid (ces domestiques habillé en uniforme sexy et en soubrette). Véritablement obsédé et pervers, il rêve d’arriver à ses fins et de réaliser ses fantasmes même les plus fous ! Voir ce garçon de 14 ans jouer au petit maître de maison se révèle alors très amusants, surtout quand il tombe sur deux soeurs farouches et bien décidées à ne pas se laisser faire.  Si la cadette se révèle docile, l’ainée par contre n’est pas prête à se laisser dominer aussi facilement et donnera du fil à retordre à ce petit obsédé. Ces deux jeunes filles ont un caractère bien trempé et sont représentées avec beaucoup d’intelligence et d’humour par Asu Tsubaki. Un joli manga, plaisant et divertissant, qui séduira les amateurs de jolies filles habillées en maïd !

Editeur: Asuka (www.asuka.fr) / Prix: 6,95€ / 112 mm x 170 mm/ 192 pages N&Blc / Sortie: disponible en librairie

Couverture: © 2003 MATTSU / ASU TSUBAKI / SQUARE ENIX

 

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