Archive de la catégorie ‘CRITIQUES DE MANGAS’

Coyote Ragtime Show T.1 (Ufotable – Sotozaki – Check)

Lundi 25 février 2008

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Emprisonné à  Sandvill, Mister qui n’avait plus que 10 jours à purger avant d’obtenir sa liberté, s’échappe de la prison à l’aide de ses deux comparses, Bishop et Katana. La raison est simple. Dans 7 jours, la planète de Graceland va se faire atomiser par des bombes photoniques pour endiguer la piraterie et la violence. Hors, c’est dans cette planète qu’un pirate notoire, qui plus est le roi des pirates, Bruce, a enterré un trésor de plusieurs dizaines de milliards de dollars.

Mister reprend donc du service et est bien décidé à venir rafler ce butin avec l’aide de Franca, la fille de Bruce, tenancière d’une taverne « le relais des pirates » sur la planète Astanovka. En effet, elle est la seule à avoir le talisman qui permet de trouver l’emplacement exact du trésor. Mais sa tache ne se fera pas sans mal, car ce coyote sera poursuivi sur sa route par la police et la guilde criminelle. La police incarnée par deux sublimes filles, Angelica et Chelsea. Angelica, enquêteur du bureau d’investigation de l’union,  a consacré sa vie au cas de « Mister », connaît son dossier par cœur et peut prévoir et anticiper tout ses mouvements. Accompagnée de Chelsea, jeune inspecteur de la police de Sandvill, elles vont se mettre à la poursuite de ce redoutable coyote. Comme si ce n’était pas suffisant, Mister  et cie sont également pourchassés par les 12 sœurs Mariano dirigée par l’une des éminentes dirigeantes de la guilde criminelle, Mariano dit la mère. Mister a donc du souci à se faire !

Après la très bonne adaptation de La traversée du temps (voir critique), Asuka remet le couvert avec cette fois-ci Coyote Ragtime Show. Fidèle à l’animé, on retrouve un « Mister » dans tout son état. A la fois intelligent, futé, escroc et intrépide, ce personnage ne laisse en aucun cas  indifférent. Véritable « Robin des Bois » version pirate, Mister est respecté de tous et suscite l’admiration de tous les pirates du monde entier. Ce coyote aux allures de pirate intrépide ne désire qu’une seule chose « trinquer avec ses amis, raconter ses rêves, croire en l’amitié et donner sa vie pour ses amis ». C’est donc avec ferveur et passion qu’il défend ses préceptes cher à ses yeux  et ce, au plus grand bonheur des lecteurs!

Un shonen dynamique, aux accents de pirates et d’affrontements à tout va ! On ne s’ennuie pas dans ce premier tome très bien dosé et vivant. En un tome, on en apprend déjà beaucoup sur Mister et la guilde des criminelles ! Et pour que notre bonheur soit complet, Asuka et Kaze ont eu la bonne idée d’offrir à la première édition un DVD avec la première édition du tome 1. Très intéressant, pour en savoir plus sur les péripéties de ce coyote des temps modernes ! Et comme le dit le titre, « Bienvenu dans le show du Coyote »! 

Editeur: Asuka (www.asuka.fr) / Prix: 7,95€ / 127 mm x 182 mm/ 192 pages N&Blc / Sortie: disponible en librairie

© Couverture: 2006 ufotale, Coyote Project. All rights reserved.

Ultra Heaven T.1 (Keiichi Koike)

Lundi 25 février 2008

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Imaginez une société où la drogue régnerait en maître. Une société où en une seule injection, vous pouviez accéder à l’humeur qui vous convient. Une société où la drogue, en plus d’être permise, serait encouragée par les publicités et les commerces florissants. Tel est le cadre d’Ultra Heaven, le nouveau manga de Keiki Koike. Dans cette société futuriste, Kad est un consommateur assidu de nombreuses drogues. Habitué à se faire des injections intraveineuses régulières, il a échappé de nombreuses fois à la mort. Osant des mélanges risqués et peu recommandés (comme la Péquille et Peter Pan), il cherche le grand frisson, celui qui pourra littéralement le transcender et l’extasier. C’est à ce moment qu’on lui propose une drogue étrange et inconnue. La drogue, par excellence. L’Ultra Heaven…

Une société légalisant la drogue… Quelle idée délirante ! A l’heure où on se pose beaucoup de questions sur la légalisation de certaines drogues dites faibles, Koike nous livre ici une société où elles sont toutes permises. Délirant principe ! Très créatifs, il a même imaginé des endroits où ce commerce serait permis tel « le passage de la défonce » où on y retrouve le McDrug ou encore Shotteria, des bars où les barmans sont des médecins et des junkies complètement fous ! Si l’entrée en matière est un peu déroutante, on se réjouit de la suite, présenté de manière intelligente et originale. Servi par des dessins réalistes, précis et expressifs, on assiste à un véritable déferlement de visages explosés, entamées et totalement déjantés par l’effet de la drogue. L’auteur a également soigné son découpage, remarquablement dosée et étudiée. Il nous offre une mise en page totalement explosé, défragmenté et osé. Ce découpage intelligent nous permet ainsi de se rendre compte des hallucinations dont sont victimes ces drogués. Cadencé avec des scènes plus classiques, on profite pleinement de la qualité de ce récit.Immersif, hallucinant, expressif et psychédélique, ce premier tome est une pure réussite tant au niveau graphique que scénaristique. Heureusement qu’il ne faudra pas attendre des mois pour lire le tome 2 !

Editeur: Glénat (www.glenatmanga.com) / Prix: 10,55€ / 150 mm x 250 mm/ 192 pages N&Blc / Sortie: disponible en librairie

© Couverture: Glenat

Petite Hound T.1 (Nekoneko)

Dimanche 24 février 2008

petitehoundbig.jpgKazuma ne rêve que d’une seule chose: être un chasseur de démon reconnu. Il se rend donc à la prestigieuse école gouvernementale de chasseur de démons de Ryklos pour y apprendre toutes les techniques de combats nécessaires à vaincre ces redoutables créatures. Mais avant de débuter ses premiers cours, il fait la rencontre de Tiel Melulu, une petite hound ! Un être hybride: mi-humain, mi-chien ! Cette étonnante rencontre va marquer à jamais la vie de Kazuma. En effet, Kotori Sakurai, la protectrice de Tiel, veut absolument l’éliminer, car il a vu la vraie nature de Tiel ! Elle va alors lui proposer un choix qui se révèlera des plus périlleux et contraignants pour notre apprenti chasseur de démons. Kazuma n’est pas au bout de ses peines…

Cette série, prévue en 3 tomes, s’avère intéressante par les caractères des personnages qu’elle traite. On retrouve une Tiel – espiègle, maladroite et serviable; une Kotori – dominante, protectrice et intelligente et enfin, notre héros, Kazuma – emprunté, perdu et obéissant face à ces deux petites femmes ! Certaines scènes se révèlent donc drôle (notamment la scène de la maison) et nous font passer un bon moment. Le point négatif se situe surtout au niveau du récit. Le rythme de ce premier tome se révèle beaucoup trop lent et certains chapitres sont tirés en longueur. Mis à part la scène de rencontre et celle de la maison, plus aucune surprise ou rebondissement n’arrive dans ce premier tome. Par contre, au niveau graphique, rien à redire. L’histoire de cette petite hound est servie par des dessins irréprochables, un découpage minutieux et une fluidité remarquable.

A la lecture de ce premier tome, notre avis s’avère donc partagé entre les bonnes idées présentes et le scénario un peu faiblard. Nous attendrons donc le deuxième tome pour voir de quelle manière le récit va s’orienter. Cela nous permettra de nous faire une idée plus approfondie de cette nouvelle sérié de Nekoneko.

Editeur: Akiko (www.seebd.fr) / Prix: 6,95€ / 192 pages N&Blc / Sortie: disponible en librairie

Copyright de la couverture: © Akiko

MashiMaro (Kim Jea in – Sokan – Park Chul Ho)

Samedi 23 février 2008

MashimaroMashimaro est le nom donné à ce mignon petit lapin. Tiré du mot « Marshmellow » (guimauve), ce lapin « pas comme les autres » fait ses débuts dans les animations flashs avant de se retrouver en bande dessinée.Vous pouvez d’ailleurs vous amuser avec Mashimaro, Piyoz et les autres sur ce site(Cliquez ici) . Très connu en Corée et dérivé sous toutes les formes possibles et imaginables, notre petit lapin aux allures de guimauve partiellement mordue se retrouve donc en bande dessinée. Alors, quant est-il de cette adaption? Et bien, le moins que l’on puisse dire est que cette adaption est réussie. Humour gras et gags hilarants sont au rendez-vous. Les différents personnages sont toujours aussi drôles et expressifs. En quelques traits, Park Chul Ho dessine les expressions et les émotions des personnages à merveille. De sorte que l’absence de texte ne pose aucun problème.

Et que dire de Mashimaro, ce lapin déjanté, intrépide et intelligent ! Tout le monde le sait, il souffre d’un mal bien drôle. Dû à un régime alimentaire particulier, il souffre de troubles digestifs et gastriques, mais surtout d’aérophagie ! Et comme les petits problèmes font toujours d’excellents gags. Les auteurs ne s’en prive donc pas pour l’exploiter au maximum. Pire, cela se révèle jouissif dans cet album ! Il s’en sert pour attaquer Boogaloo dans le remake de King Kong (voir Episode 5: Boogaloo Kong) ou bien pour se sauver des griffes de Piyoz (Episode 1: Lampes à Bulles).

En 13 épisodes (de 2 ou 3 pages), les auteurs nous présentent toute une série de gags à différents degrés. Si certain nous font sourire, d’autres nous font littéralement marrer! Un juste équilibre, qui traduit l’intelligence des auteurs quant à la narration de ces gags. Pleine de couleur et d’humour, cet album plaira autant aux plus jeunes qu’aux ado/adultes! Une belle surprise !

Editeur: Tokebi (www.seebd.fr) / Prix: 13€ / 96 pages coul. / Sortie: disponible en librairie Copyright de la couverture: © Tokebi

 

Variante T.1 (Sugimoto Iqura)

Samedi 16 février 2008

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Un soir, les parents d’Aiko Hôshô, une jeune fille de 15 ans, se font attaquer par un étrange monstre: une chimère. Seule survivante du drame, elle se retrouve le lendemain dans un lit d’hôpital en bonne santé, mais quelque chose a changé… Son bras gauche. En lieu et place d’un bras d’être humain, celui-ci est remplacé par une aberration, véritable prolongement du mal ! Grâce à l’enquêteur Sudo et de l’analyste Kogigawa, elle va découvrir l’origine de ce mal et savoir comment vivre avec ou pas… Sugimoto Iqura nous livre un premier tome de bonne facture nourrit d’un dessin très réaliste. Le découpage est bien pensé, rendant la narration et le rythme de l’action adéquate. Quant à l’histoire, si elle se veut classique, elle reste néanmoins efficace. On s’attache à cette fille totalement perdue et désemparée face à ce qui lui arrive.

On suit donc avec passion l’évolution de ce mal qui s’est installé en elle et on a hâte de voir de quelle manière elle va s’en sortir. Un seinen agréable, sans surprise mais somme toute efficace. Et c’est bien-là, le principal !

Editeur: Glénat (www.glenatbd.com) / Prix: 6,50€ / Format: 130 x 180 mm / 192 pages N&Blc / Sortie: disponible en librairie

Copyright de la couverture: © Glénat

 

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