Synop6 T.1 (Skizocrilian Studio)

13 avril 2008

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Guillaume est un jeune adolescent débordant d’énergie et d’imagination. Passionné de musique, il n’hésite pas à écrire et composer de nouvelles mélodies. Plein de rêve et d’enthousiasme, Guillaume va faire une rencontre qui va à jamais marquer sa vie. Léa, une jeune et belle fille, l’invite dans un bar, où se déroule un Script Battle. Il s’agit d’une bataille opposant deux scénaristes qui doivent inventer une histoire et la continuer de la manière la plus originale et plausible possible. Le meilleur étant jugé à l’applaudimètre. Afin d’éblouir Léa, il n’hésite pas à relever le défi et à entrer sur scène. Seulement, ce que Guillaume ignore, c’est que Léa lui a lancé un piège et qu’il s’y est engouffré …

Synop6 aborde avec intelligence un aspect de l’adolescence qui n’est pas souvent traité dans les mangas. Celui de l’imagination. Non pas l’imagination d’un monde meilleur ou d’un monde dominé par les super-héros et autres dieux. Mais celui de l’écriture. Fabuleux outils pour créer des histoires, et faire rêver le monde entier ! Seulement, le talent n’est pas tout ! Par le biais du script Battle, Guillaume va s’en rendre compte et va devoir suivre des cours pour apprendre comment on structure un récit, on amène une histoire et on tient le lecteur en haleine.

Tout comme ce premier tome, qui reprend de la plus belle des manières, les préceptes que le prof de Guillaume lui a enseigné. Transmettre aux lecteurs leur passion pour l’écriture par l’intermédiaire de Guillaume, était un exercice périlleux mais il s’avère réussi et ce, avec mention par le Schizocrilian Studio. On a hâte de voir comment Guillaume va relever l’affront qu’il a subit lors du Script Battle !

Editeur: Humanoïdes Associés (www.humano.com) / Prix: 5,95€ / 115 x 175 cm/ 192 pages N&Blc/ Sortie: disponible en librairie 

© Couverture: Humanoïdes Associés 

Le Restaurant du Bonheur 1 (Nakanishi Yasuhiro)

13 avril 2008

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Si vous aimez les bons petits plats, pas de doute, vous devez vous ruez sur ce succulent met qu’est « Le Restaurant du Bonheur ». Grâce à un service quatre étoiles, on se délecte à suivre les petites histoires du restaurant « Doll House ». Par de petits plats façonnés avec amour et passion, Yuko et Kôsuke, procurent à leurs clients : sourire, enthousiasme et passion. La cuisine serait-elle source de bonheur ? Pourrait-elle effacer tous les maux ? Et bien, oui ! Le restaurant « Doll House » est bien le restaurant du bonheur, celui où on ressort transi et littéralement heureux de vivre !  Yuko, la tenancière du restaurant suite à la mort de son mari, s’efforce à mettre les bouchées doubles pour mettre à l’honneur l’héritage du défunt et poursuivre son heure. A l’instar de Kôsuke, qui ne rêve que de réaliser les recettes de son père. Des recettes à la française : raffinées et délicieux. Au détriment de sa mère, qui n’a qu’un seul but, rendre les clients heureux et non transformé son restaurant en un restaurant d’élite. Cette opposition entre ces deux cuisiniers hors pairs donne droit à de divertissantes histoires sous forme de défit culinaire et gastronomique de haut-vol. L’eau à la bouche, le lecteur appréciera la passion de Kôsuke pour la cuisine française et son art à exceller dans la création de plat typiquement français. Divisé en petite histoire bien rythmée et dosée, « le restaurant du bonheur » se révèle un très bon manga et nous ouvre l’appétit pour la suite de cette série prometteuse en 5 tomes. Une bonne surprise !

Editeur: Doki-Doki (www.doki-doki.fr) / Prix: 6,95€ / 127 mm x 180 mm/ 216 pages N&Blc / Sortie: disponible en librairie

© Couverture: Doki-Doki

Les Profs refont l’histoire (Picca – Erroc)

10 avril 2008

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Fort de leur succès avec  « Les profs », Picca et Erroc se font plaisir et développent une série parallèle avec les mêmes personnages mais dans un univers totalement différent ! En effet, les profs refont ici l’histoire et cela déménage. On les retrouve tantôt en train d’écrire la légende de Touthéfaktis, défier les connaissances d’un génie dans « Les milles et uns cours » ou bien même donner des cours stratégiques au stratège des stratèges, Napoléon, dans « Waterloo y es-tu ? ». Pour ne citer que quelques exemples d’un ensemble particulièrement jouissif grâce à des gags drôlement bien pensés et efficaces. Après la série éponyme, on pouvait s’attendre à une autre série un ton en dessous mais au contraire, « Les profs refont l’histoire » fait un bien fou tant pour les fans de la série que pour un nouveau lectorat. Redécouvrir les profs enseignés avec autant de passion et d’hargne dans des endroits totalement différents de la traditionnelle classe, permet aux histoires d’être beaucoup plus diversifiées et variées. Aucune lassitude ne s’installe à la lecture de ce tome, au contraire. En faisant revisiter l’histoire par les profs, Picca et Erroc lancent une nouvelle ère pour des profs dont l’avenir s’annonce radieux tant ces auteurs ne semblent pas à court d’idées et de gags.

Editeur: Bamboo (www.bamboo.fr) / Prix: 9,45€ / 48 pages Coul. / Sortie: disponible en librairie 

© Couverture:  © 2008 Bamboo Edition 

Spirou et Fantasio par Emile Bravo – Le Journal d’un ingénu

29 mars 2008

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Après avoir sorti fin de l’année 2007, un troisième one-shot sur les aventures de Spirou et Fantasio dessinée par Tarrin et scénarisée par Yann, voilà que Dupuis nous en sort un quatrième quelques mois plus tard, fort du succès du précédent. Confié cette fois-ci aux mains expertes d’Emile Bravo, auteur notamment des aventures de Jules chez Dargaud, ce nouveau one-shot est disons-le tout de suite somptueux. Depuis quelques années, Dupuis a eu l’idée de développer ces « one-shot » pour relancer sa série Spirou et Fantasio et lui donner une seconde jeunesse par le biais d’auteurs à la fois réputés et imaginatifs, qui se sont réappropriés l’univers de Spirou tout en lui ouvrant différentes perspectives. Dans les trois premiers one-shot, l’aventure était omniprésente et les références à la série mère nombreuses. Mais dans « Le journal d’un ingénu », on ne retrouve ni les méchants atypcase1planche1.jpgiques de la saga ni robot ou autres engins démoniaques destinés  à contrecarrer les plans de nos braves Spirou et Fantasio. Emile Bravo, lui, a préféré retourner à l’essence même de ce personnage. Ce groom, toujours en habit de fonction, sympathique, gentil et attachant, en se posant des questions sur sa vraie nature: Que Spirou désire-t-il ? Quelles sont ses ambitions et perspectives ? A-il connu l’amour? Quelles sont ses convictions politiques et son avis sur la politique actuelle ? Et bien d’autres encore… Tant de questions qui méritaient d’être éclaircies et dont les réponses sont exposées avec brio par le talent et l’audace d’Emile Bravo. On ne pouvait rêver plus bel hommage à Spirou que ce quatrième one-shot au style léger et épuré où souffle un doux parfum de nostalgie nous rappelant nos bandes dessinées d’antan. La bande dessinée qui par son trait et son histoire nous touche et nous fait regretter la fin de l’histoire. Avec « Le Journal d’un ingénu », on fait un bond de 70 ans en arrière pour se retrouver en plein dans les périodes troublées de l’avant-guerre. A Bruxelles, plus précisément au Moustic Hotel, où se déroule une réunion secrète entre Karl Von Glaubitz, premier secrétaire du ministre allemand des affaires étrangères et des représentants polonais en pleine discussion sur le sort de la Pologne. Réunion capitale qui pourrait décider de l’entrée en guerre de l’Allemagne. Officiant comme groom à cet hôtel, Spirou va faire la connaissance d’une charmante domestique dont il va tomber amoureux. Elle va lui faire découvrir la vie, la politique et tant de choses qui vont permettre à ce Spirou, si innocent et naïf d’ouvrir grand les yeux sur le monde. C’est également aux abords de cet hôtel qu’il fera la rencontre du fantasque Fantasio décidé à réaliser le scoop de l’année par l’entremise des informations que Spirou lui donnerait sur les résidents de son hôtel. Intrépide et sûr de lui, il fera tout pour décrocher le scoop de l’année et ce, au détriment de certaines règles qui pourraient avoir de grave conséquence sur l’avenir du pays tout entier…

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« Le journal d’un ingénu » est une petite merveille scénaristique et graphique. Un mélange à la fois harmonieux et audacieux pour un Spirou si naturelle et vrai. Loin des grandes aventures auxquelles nous avaient habitué ces prédécesseurs, on retrouve dans Spirou, le jeune homme, tracassé par son envie d’aider les autres, émerveillé par la découverte de l’ amour et du monde et étonné par sa rencontre atypique avec son nouvel ami farfelu, Fantasio. Petit déjà, nous rêvions tous de poser les questions que Emile Bravo aborde dans ce livre. Vous n’imaginez donc pas le bonheur du lecteur de pouvoir enfin avoir une partie des réponses à ces questions qui étaient secrètement enfouies au fond de notre tête et dont nous n’osions et n’espérions jamais de réponse. Un pur bonheur, un rêve devenu réalité  qui plus est dépasse également nos attentes tant l’émerveillement en lisant ce livre est présent. Avec un final accrocheur et poignant, on en vient à regretter de tourner les dernières pages de cet excellent one-shot. Nous ne pouvons que vous conseillez de vous procurer au plus vite cette petite perle qui fait honneur à la bande dessinée belge et qui valorise haut et fort nos couleurs et notre pays qui en a tant besoin. Un bijou ! 

Voir les deux premières planches:

Spirou et Fantasio
Album : Spirou et Fantasio
Emile Bravo
2 images
Voir l'album

Editeur: Dupuis (www.dupuis.com) / Prix: 13,00 € /72 pages Coul. / Sortie: 02/04/2008

© Couverture et Extrait d’une planche: Spirou et Fantasio par… (Une aventure de) par Bravo.  © Dupuis 2008

Uchronies (1) – New Byzance T.1 (CORBEYRAN – CHABBERT)

28 mars 2008

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Zacharie Kosinski est un prescient. Par ses rêves, il aide les criminelles par la pensée à ne plus récidiver et à devenir d’honnêtes citoyens. Il leur transmet une situation dans laquelle il effectue leur acte criminel et se font arrêter. Ses rêves, si puissants et homogènes, en deviennent réels, de sorte que les criminelles n’ont plus envie de recommencer de sitôt. Mais être prescient n’est pas faciles tous les jours. Il faut être performant tout le temps. Le droit à l’erreur n’est pas permis. Ils sont contrôlés et testés régulièrement pour éviter toute faille dans le système. Et si un élément s’avère défectueux, on le remplace et on l’élimine car les prescients même si ils ne prédissent pas l’avenir constituent une menace pour l’Utopie Fondamentaliste. Cependant, poursuivre un prescient n’est pas chose aisée surtout quand ceux-ci sont au courant de leur défaillance par leur rêves. C’est le cas de Zacharie. Affaibli depuis un petit moment, il sait que ses heures sont comptées. Il va donc anticiper sa mise à l’écart et s’échapper pour se rendre chez une mystérieuse fille, apparue plusieurs fois dans ses rêves…Elle, seule, semble détenir la clé de son salut. Entre-temps, dans les appartements luxueux de New Byzance, se tient une réunion importante pour Tom, un architecte réputé. Ce soir, il présente à ses financiers et partenaires sa nouvelle maquette du complexe « Utopia », refonte d’un vieux quartier, cadrant parfaitement à l’Utopie fondamentaliste actuelle. Jour de gloire pour cette architecte prétentieux et orgueilleux si dévoré par l’ambition et le pouvoir qu’il en oublie sa femme au détriment de Betty, la meilleure amie de celle-ci…

Articulé autour de 3 séries, Uchronies est la nouvelle saga d’Eric Corbeyran. Auteur notamment de la série des Stryges, Corbeyran reprend ici un concept similaire à celui de sa série phare pour développer son idée à travers 3 séries : New Byzance, New Harlem et New York avec un final qui s’annonce époustouflant. Passionné de science-fiction, d’aventures et d’actions, New Byzance est fait pour vous. Illustré de très belle manière par le dessin réaliste de Chabbert, on s’immerge dans cette société futuriste, ultra hiérarchisé où tout semble sous contrôle. Doté d’une mise en couleur réussie, retranscrivant à merveille l’ambiance d’une cité orientale,  New Byzance va en séduire plus d’un. Avec ce premier tome solide, New Byzance annonce l’essor d’une saga futuriste à succès. Mais ça, seule un prescient pourrait nous le dire…

Editeur: Glénat (www.glenatbd.com) / Prix: 12,50 € / Format: 240 x 320 mm / 48 pages Coul. / Sortie: disponible en librairie  

Copyright de la couverture: © Glénat  

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